
Selon le site masarnews, ces deux États, dirigés par des responsables républicains, mènent une campagne politique et juridique croissante contre des organisations de défense des droits des musulmans aux États-Unis.
Des organisations de la société civile avertissent que cette campagne constitue une menace directe pour les libertés constitutionnelles et contribue à la diffusion d’une rhétorique hostile à l’encontre des musulmans.
Des rapports en matière de droits humains soulignent que cette dynamique repose sur un discours idéologique assimilant des activités pacifiques de défense des droits civiques à des accusations de terrorisme.
Cette approche s’est intensifiée notamment après la guerre menée par Israël contre Gaza, ouvrant la voie à des limitations des activités civiles et à des coupures de financement visant ces organisations.
Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), la plus grande organisation de défense des droits des musulmans aux États-Unis, figure parmi les principales cibles. Malgré l’absence de toute décision judiciaire étayant ces accusations, certains responsables politiques républicains ont cherché à établir des liens entre le CAIR et des organisations classées terroristes, ce que l’organisation dément fermement.
Dans une démarche juridique controversée, les gouverneurs du Texas et de la Floride ont émis des décrets exécutifs qualifiant le CAIR et les Frères musulmans d’organisations terroristes étrangères, une prérogative qui relève pourtant exclusivement du département d’État fédéral.
Des experts juridiques estiment que ces mesures traduisent une instrumentalisation politique de la sécurité nationale, affaiblissant potentiellement l’État de droit et la séparation des pouvoirs.
Ces décisions interviennent alors que les discours de haine et les menaces contre les musulmans sont en hausse. Le CAIR a annoncé son intention d’engager des poursuites judiciaires, estimant que ces actions violent le premier amendement de la Constitution et ciblent l’organisation en raison de son identité religieuse et de ses positions politiques.
Cette bataille judiciaire est attendue comme un test majeur des limites du pouvoir des États et de la protection des libertés constitutionnelles aux États-Unis.