Istighfar dans le Coran / 7

L’istighfar, une habitude terrestre des gens du Paradis

12:21 - December 28, 2025
Code de l'info: 3494386
IQNA-Dans les versets du Saint Coran, l’istighfar (la demande de pardon) est présenté comme l’une des conditions de l’entrée au Paradis et comme une pratique constante, dans ce monde, de celles et ceux qui sont destinés à la félicité éternelle.

L’istighfar, une habitude terrestre des gens du ParadisDans la sourate Al-Imran, les croyants sont appelés à se hâter vers le pardon divin et vers un Paradis aux dimensions infinies :
« وَ سَارِعُوا إِلَىٰ مَغْفِرَةٍ مِّن رَّبِّكُمْ وَ جَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَاتُ وَ الْأَرْضُ »  Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (Paradis) large comme les cieux et la terre (Al-Imran : 133).

Après avoir évoqué certains comportements vertueux, le Coran mentionne explicitement l’istighfar et déclare :
« أُوْلَئِكَ جَزَآؤُهُم مَّغْفِرَةٌ مِّن رَّبِّهِمْ وَ جَنَّاتٌ تَجْرِي مِن تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا وَ نِعْمَ أَجْرُ الْعَامِلِينَ » Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Comme est belle la récompense de ceux qui font le bien ! (Al-Imran : 136).

Cela signifie que l’istighfar fait partie des conditions permettant de devancer les autres vers le Paradis divin.

Dans les premiers versets de cette même sourate, l’ordre est inversé : après avoir évoqué la récompense des pieux dans l’au-delà, le Coran décrit leur comportement ici-bas :
« الَّذِينَ يَقُولُونَ رَبَّنَا إِنَّنَا آمَنَّا فَاغْفِرْ لَنَا ذُنُوبَنَا وَ قِنَا عَذَابَ النَّارِ * الصَّابِرِينَ وَ الصَّادِقِينَ وَ الْقَانِتِينَ وَ الْمُنْفِقِينَ وَ الْمُسْتَغْفِرِينَ بِالْأَسْحَارِ » ceux qui disent: “Ô notre Seigneur ! Nous avons foi; pardonne-nous donc nos péchés, et protège-nous du châtiment du Feu !”, ce sont, les endurants, les véridiques, les obéissants, ceux qui dépensent [dans le sentier d’Allah] et ceux qui implorent pardon juste avant l’aube. (Al-Imran : 17).

L’istighfar à l’aube y apparaît comme un trait distinctif des croyants sincères.

De même, dans la sourate Adh-Dhariyat, il est dit à propos des pieux :
« إنَّ الْمُتَّقِينَ فِي جَنَّاتٍ وَ عُيُونٍ * آخِذِينَ مَا آتَاهُمْ رَبُّهُمْ إِنَّهُمْ كَانُوا قَبْلَ ذَلِكَ مُحْسِنِينَ » Les pieux seront dans des Jardins et [parmi] des sources, recevant ce que leur Seigneur leur aura donné. Car ils ont été auparavant de bienfaisants (Adh-Dhariyat : 15-16).

La réception des bienfaits paradisiaques est présentée comme le fruit de leur bienfaisance et de leur conduite vertueuse dans ce monde.

Les versets suivants précisent deux de leurs habitudes constantes :

« كَانُوا قَلِيلًا مِنَ اللَّيْلِ مَا يَهْجَعُونَ * وَ بِالْأَسْحَارِ هُمْ يَسْتَغْفِرُونَ » ils dormaient peu, la nuit,  et aux dernières heures de la nuit ils imploraient le pardon [d’Allah] (Adh-Dhariyat : 17-18).

L’emploi du verbe à l’imparfait indique la continuité : la prière nocturne et l’istighfar à l’aube constituaient une pratique régulière. Ces versets montrent aussi que, parmi toutes les invocations, l’istighfar occupe une place éminente et représente l’un des sommets de l’adoration.

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