
Selon Bloomberg citant le Conseil irlandais des libertés civiles (ICLC), cette plainte s’appuie sur les déclarations d’employés de Microsoft affirmant que l’entreprise a aidé à supprimer, depuis des centres de données européens, des preuves liées à la surveillance étendue menée par Israël contre les Palestiniens.
La plainte demande au régulateur irlandais d’examiner la manière dont Microsoft gère ces données et, si des irrégularités sont constatées, d’ordonner l’arrêt immédiat de ces traitements. Elle a été déposée en Irlande, où se situe le siège européen de Microsoft, et où les autorités appliquent le règlement européen sur la protection des données (RGPD).
Le dossier repose également sur des informations fournies par des lanceurs d’alerte, avec le soutien du groupe ECO, qui milite pour la responsabilité sociale des grandes entreprises technologiques. Selon la plainte, ces transferts de données compromettent la capacité de l’Irlande à superviser des informations classées sensibles au titre du RGPD, l’une des législations les plus strictes au monde en matière de vie privée.
Microsoft avait déjà annoncé en août l’ouverture d’une enquête externe après des révélations concernant l’utilisation de sa plateforme Azure pour stocker les enregistrements téléphoniques de millions de Palestiniens, en violation de ses conditions de service.